10 conseils pour optimiser sa trésorerie

10 conseils pour optimiser sa trésorerie

La bonne gestion de la trésorerie de votre entreprise vous questionne ? Voici quelques conseils de bon sens simples à mettre en place…

1 Ne pas confondre chiffre d’affaires et bénéfices

Un chiffre d’affaires important ou un carnet de commandes bien rempli n’est pas synonyme de bénéfices importants. Le chiffre d’affaires correspond à l’ensemble des sommes facturées et encaissées. Le bénéfice est la différence entre le chiffre d’affaires et les charges que vous avez à payer. Il est essentiel de suivre l’évolution de votre chiffre d’affaires, mais attention… Des entrées d’argent ne signifient pas bénéfices !

2 Bien évaluer son coût de revient

Le coût de revient intègre l’ensemble des coûts de la réalisation d’un chantier, c’est-à-dire vos charges variables (achats de matériaux, carburant, etc.) mais aussi vos charges fixes (salaires, loyer, etc.). Il vous permet de connaître le prix minimum que vous pourrez proposer à vos clients afin d’être au moins compétitif face à vos concurrents. Cela vous permettra de maîtriser votre marge mais surtout de ne pas travailler à perte ! Pensez à utiliser le logiciel de calcul du coût de revient de la CAPEB : Calculab

3 Anticiper et bien évaluer sa trésorerie

L’activité d’une entreprise connaît des décalages dans le temps entre les encaissements et les décaissements auxquels il faut être capable de faire face. Faites un plan de trésorerie prévisionnel afin de prévoir sur l’année les entrées et les sorties d’argent. De plus, cela vous permettra de mieux négocier le financement de votre trésorerie avec votre banque (le montant du découvert par exemple).

4 Surveiller et relancer les encaissements des clients

Vous devez savoir quand vos clients vont vous payer. Organisez-vous : demandez des acomptes systématiquement, facturez dès la fin des travaux, vérifiez les retards de paiements pour éviter les impayés, et surtout prenez le temps de faire des relances, elles sont indispensables ! Pensez à utiliser les tableaux de bord de la CAPEB : Actisuivi

5 surveiller les délais de paiement des fournisseurs

Prévoyez c’est-à-dire ayez de la visibilité sur les paiements des factures de vos fournisseurs. N’hésitez pas à demander des remises, à négocier vos délais de paiement, ou à les renégocier si besoin avant d’être en difficultés, tout en respectant le délai légal. Cela vous permettra également de ne pas entraver vos relations avec vos fournisseurs.

6 surveiller les stocks

Évitez le sur-stockage, et évaluez bien vos achats. Par exemple, n’oubliez pas qu’une hausse de chiffre d’affaires impliquera forcément une hausse des stocks (des achats), et donc un besoin de trésorerie plus important qu’il faut anticiper. Vos stocks c’est de l’argent qui dort, attention car ils pèsent sur votre trésorerie !

7 Rencontrer régulièrement son banquier et l’informer des difficultés rencontrées

Une entreprise peut faire face à des difficultés de trésorerie, le banquier le sait bien. N’ayez pas peur de l’informer dès la moindre difficulté (par exemple un impayé), il pourra trouver une solution si le problème est pris à temps. Votre réactivité en cas de difficultés montre la bonne gestion de votre entreprise et votre niveau de responsabilité engagé.

8 Éviter de financer ses investissements avec sa trésorerie

Même si votre trésorerie est positive, chaque type de dépense peut être couvert par un financement adapté (par exemple une voiture par un crédit moyen-terme ou un crédit-bail). Votre trésorerie sert avant tout à financer votre activité quotidienne. Il vaut mieux emprunter pour investir que manquer de ressources pour fonctionner. Dialoguez avec votre banquier pour trouver les moyens pour de ne pas prendre sur votre trésorerie, et ainsi ne pas la dégrader.

9 Regarder régulièrement son compte bancaire

Vérifiez vos comptes bancaires très régulièrement (de préférence quotidiennement !). Ils sont aujourd’hui très faciles et très rapides d’accès de votre smartphone ou de votre ordinateur. Cela vous permet d’avoir un oeil sur toutes les entrées et les sorties d’argent sur votre compte. Ce sont les imprévus qui fragilisent la trésorerie ! Vous pourrez alors anticiper et réagir à temps pour gérer les aléas si besoin.

10 Connaître son seuil de rentabilité

C’est le montant du chiffre d‘affaires à partir duquel l’entreprise commence à dégager un bénéfice, c’est-à-dire pour couvrir au minimum l’ensemble des charges.

Calculer son seuil de rentabilité est indispensable car si vous avez des entrées d’argent importantes mais qui ne permettent pas de couvrir vos charges, votre entreprise n’est pas viable !

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